Les vertus du miel… ou la médecine des abeilles.

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Chers lecteurs ! Me revoici avec un article, je dirai même un dossier, que j’avais en tête depuis quelques temps, et qui porte sur une substance médicinale phare dans le milieu des thérapies alternatives. Le miel a toujours été utilisé par les Hommes pour diverses raisons que nous évoquerons plus tard. A la fois substance alimentaire et thérapeutique, le miel est un véritable cadeau de la nature, fourni par les plus incroyables des espèces : les abeilles.
Nous le verrons, le miel a de beaux jours devant lui à condition de se faire garant de la protection de nos chères butineuses.
Tout d’abord, voyons comment les Hommes de jadis considéraient le miel.

Les abeilles et les hommes : une complicité millénaire

Depuis la Préhistoire, les chasseurs-cueilleurs mangent du miel. C’est ainsi que nous trouvons, en Espagne, la grotte de l’Araignée qui garde depuis des millénaires une peinture pariétale présentant un personnage récoltant du miel dans ce qui semble être le tronc d’un arbre.
La consommation du miel devait sans doute se restreindre au Sud de l’Europe, étant donné que les abeilles n’auraient pas survécu dans les régions atteintes par le terrible froid des périodes glaciaires.

Durant l’Antiquité, le miel est toujours consommé, les abeilles sont même élevées pour en produire. On le voit à travers les fresques égyptiennes qui dépeignent des ruchers entretenus par les Hommes. L’apiculture remonte alors à peu près au 3e millénaire avant notre ère.
Très apprécié, le miel incarnera les larmes de Râ déposée sur la Terre. Il était à la fois médication, soin du corps et intégrait le rituel de momification.
Les égyptiens avaient alors conscience de l’intérêt thérapeutique du miel, comme l’atteste le papyrus Herst (une préparation à base de miel est décrite pour soigner les problèmes de peau).

Plus largement dans le bassin méditerranéen, les ruchers servaient aussi à récupérer la cire qui permettait de fabriquer les tablettes de scribes.

Dans l’antique Grèce, le miel est le symbole de l’éloquence. Hippocrate l’utilise beaucoup comme support de plantes (excipient) lors de préparations (par exemple, il recommande de piler des graines de nigelle dans du vin et du miel).
Il considère le miel comme un excellent cicatrisant, et il n’avait pas tort.

Dioscoride abondera en ce sens de même qu’il conseillera le miel dans le traitement des affections de la gorge.

tacuinumDans la médecine Ayurvédique, le miel se nomme madhu, mais plusieurs miels sont utilisés pour différentes affections.
Il est globalement employé pour améliorer l’absorption des actifs des plantes. Il est utilisé contre la toux, les problèmes oculaires, l’asthme et les vomissements. Il atténue les augmentations de Kapha (et donc, les problèmes qui lui sont liés). On comprend alors l’utilisation du miel contre les états grippaux.

Au Moyen-âge, la plupart des domaines cultivés auront leurs ruchers. D’une part la cire servira à la fabrication des chandelles, d’autre part le miel reste toujours la seule option permettant de sucrer les aliments.
Chez les médecins, le miel est une « star » de la pharmacopée. Il est très utilisé dans les thériaques (anti-poison), mais aussi dans les électuaires (poudres de plantes dans du miel). Dans ces préparations, le miel est à la fois excipient et remède.

Les médecins arabes conseilleront beaucoup le miel pour soigner les maladies, comme Avicenne ou encore Ibn Butlan (et son Taqwin as-siha : Tacuinum sanitatis).
L’islam a beaucoup influencé l’appréciation du miel. En effet, dans le Coran il est dit qu’une des rivières s’écoulant au Paradis est faite de miel. De même que dans la sourate 16, intitulée  Les abeilles , Dieu déclare ainsi :

« [Et voilà] ce que ton Seigneur révéla aux abeilles : « Prenez des demeures dans les montagnes, les arbres et les treillages que [les hommes font]. Puis mangez de toute espèce de fruits, et suivez les sentiers de votre Seigneur, rendus faciles pour vous. De leur ventre sort une liqueur, aux couleurs variées, dans laquelle il y a une guérison pour les gens. Il y a vraiment là une preuve pour des gens qui réfléchissent. »» (Versets 68-69).

Ajoutons que le Prophète recommandait souvent le miel comme remède.
Aujourd’hui encore, le miel est la substance de choix dans la médecine traditionnelle des pays arabo-musulmans.

A partir des conquêtes du Nouveau Monde, le miel sera quelque peu délaissé au profit de la canne à sucre, sans pour autant disparaître de l’alimentation.
Au XIXème siècle, la culture de la betterave sucrière induira un tournant majeur de l’alimentation humaine : le sucre est à portée de main, disponible en quantités colossales. L’explosion de sa production et de sa consommation se poursuivront durant le XXe. La région parisienne mais aussi la Somme et le Pas-de-Calais seront les territoires de cette exploitation.
Le miel se retrouve alors au fond des placards, peu consommé.

Après une période de déclin, le miel devenu « remède de grand-mère » redevient un aliment de choix, noble et prometteur. Son retour en force s’explique par plusieurs facteurs. Premièrement, la diabolisation du sucre. Ce rejet du sucre blanc est directement lié à sa fabrication. Il est en effet trop souvent produit en utilisant des substances controversées. De même que ce sucre représente des calories vides, contrairement au miel, comme nous le verrons.

Une conscience écologique élève également les voix contre le sucre blanc et en faveur d’un retour au miel. La fabrication de ce dernier permet l’élevage d’abeilles, nécessaire à la pollinisation des plantes : la biodiversité se trouve préservée et renforcée.
Enfin, nous avons repris conscience des bienfaits thérapeutiques qu’il représente et de son innocuité par rapport aux médicaments de synthèse.

D’ailleurs, il est à noter que le miel a ainsi fait son entrée dans les hôpitaux, notamment à Limoges, où il est utilisé dans le soin des plaies. Les cicatrisations se sont révélées complètes, parfaites et rapides. Ebahit, le milieu médical a alors entamé de sérieuses études quand à son potentiel thérapeutique.

Dérives des industriels :

Bien que le Ministère de l’Économie et des Finances impose une règlementation (plutôt industrysouple) quant à la nature de ce qui est vendu sous le vocable miel, à savoir : «substance sucrée naturelle produite par les abeilles », il est plutôt fréquent de voir de faux miels se vendre chez divers distributeurs.

Les industriels, ces filous, n’hésitent pas à vendre du sirop de sucre en accolant l’étiquette « Miel » sur leurs pots !
Bien sûr, ils osent tout autant ajouter « Miels originaires et non originaires de la CE ».
D’autres sont plus gentils, ils vous vendent du miel, certes, mais coupés avec du sirop de glucose, ce qui n’est guère mieux…
La plupart du temps, ces miels frelatés viennent d’Asie, de Chine plus précisément. Aucune transparence quant à la réalité qui se cache derrière ces sirops qui n’ont de miel que le nom, à moins de réaliser les tests adéquats.

En plus du problème « on se fout royalement de notre tête », ces miels peuvent être particulièrement pollués, et donc dangereux pour la santé.

Alors que faire pour éviter de tomber dans le piège ?  Premièrement, ne pas acheter votre miel au supermarché. Préférez vous reporter sur un apiculteur de proximité, dont vous pouvez voir la tête et le travail. Avec les fraudes qui pourrissent l’économie du miel, la seule garantie pour les consommateurs est la confiance envers l’apiculteur.
Si vous ne pouvez voir le travail de l’apiculteur, que vous vous rendez sur un marché, veillez à observer l’étiquette. Quelques éléments garantissent une certaine transparence : il est préférable que le miel soit produit en France, que soit mentionné le terroir ainsi que la dominante florale (thym, lavande, tilleul etc.). Préférez des miels aux critères plus spéciaux : Label Rouge, IGP, AOP etc.
Bio serait un plus, bien qu’il soit particulièrement difficile de faire du miel bio à notre époque…

Ces éléments ne nous mettent pas totalement à l’abri des dérives, mais au moins, ils limitent les doutes.
Après avoir passé en revu le miel et son histoire, les enjeux actuels et les dérives, nous allons aborder, par curiosité, la fabrication du miel.

Production du miel :

rayonIl faut tout d’abord savoir que les fleurs contiennent un nectar composé de sève et de micro-éléments (molécules aromatiques, flavonoïdes, minéraux etc.). Les abeilles vont aller aspirer ce nectar via leur trompe, en participant au passage à la pollinisation des végétaux.
Elles ramènent à la ruche ce précieux nectar. Mais il n’est pas tout de suite transformé en miel et stocké.
Il passe par plusieurs « bouche » d’abeilles : c’est la trophallaxie. Chaque abeille qui recevra ce nectar va contribuer à sa transformation grâce à sa salive et ses enzymes spécifiques. Ce sont ces deux éléments qui transformeront le précieux nectar en miel.
Une partie du miel sert à nourrir les larves, une autre est stockée en prévision de l’hiver. Elle est stockée dans les fameuses alvéoles de cires. Avant fermeture par un opercule de cire, le miel est ventilé par les abeilles pour en retirer le maximum d’eau.
S’observe ainsi une constante de la quantité d’eau dans le miel : entre 17 et 20% d’humidité après fermeture des alvéoles.

Chaque apiculteur est conscient qu’il faut laisser une partie du miel aux abeilles, s’il ne veut pas perdre son cheptel durant l’hiver, lorsqu’elles n’auront plus rien à butiner.
Les rayons sont alors récupérés, l’opercule de cire est retiré. Chaque rayon est placé dans une centrifugeuse qui tournera à vitesse suffisante pour éjecter le miel des alvéoles. Ce miel coule dans la machine, il est ensuite récupéré.
Un système de filtration permet d’enlever les débris grossiers du miel : morceaux de cire, abeilles mortes, débris végétaux.

Ensuite, le miel doit être mis en pot, sans avoir été chauffé au préalable. La chauffe ferait perdre ses qualités (gustatives, thérapeutiques) au miel. Il est alors liquide.
Certains miels, comme ceux de colza, cristallisent très vite après récolte. Il existe alors des miels qui se cristallisent naturellement, sous l’influence de tout ce qui le constituent (constitution variable d’un miel à l’autre).
Pour qu’un miel liquide devienne crémeux, les producteurs ont recours à l’ensemencement.
Le fabriquant prélève une petite quantité de miel crémeux naturellement (quantité équivalente à 10% du miel à rendre crémeux).
Les deux miels, crémeux et liquide, doivent être à environ 27°C. Le miel crémeux (la semence) est intégré au miel liquide. La cristallisation se poursuivra dans ce miel pour que l’ensemble devienne crémeux.

Les miels liquides risquant de cristalliser rapidement au réfrigérateur, il est conseillé de les conserver à température ambiante. Ils se conservent très bien, et sont tout à fait consommables même la date de péremption indiquée dépassée.

Composition du miel :

Le miel contient entre 75 et 80% d’hydrates de carbone, à savoir, du glucose et du fructose, qui sont des monosaccharides. Il contient également des disaccharides et des polysaccharides.
Il a une teneur en eau se situant entre 17 et 20% pour la majorité des miels (quelques rares miels atteignent 25% max).

Divers éléments viennent le composer : des acides (gluconiques, formiques etc.), mais également des protéines et des acides aminés. Il contient des vitamines, du groupe B principalement.
Des enzymes venant à la fois des abeilles et du nectar. Des minéraux : potassium, calcium, sodium, magnésium, fer, cuivre. La liste n’est pas exhaustive.
Des molécules aromatiques sont également présentes : des ester, des aldéhydes, des cétones mais aussi des alcools (tout cela, variant selon les espèces végétales butinées).
Enfin, les miels contiennent des flavonoïdes (des antioxydants), qui lui confèrent sa couleur. Plus il y en a plus le miel sera foncé.

Comme les huiles, il existe différents types de miels. Il existe des miels de thym, de lavande, de tilleul, de sarriette, de châtaigner, d’aubépine, de bruyère, de romarin etc.
Ces miels sont dits « monofloraux ». Par exemple pour un miel de lavande, les abeilles ont butiné toute sorte de fleurs, mais principalement des lavandes. Ainsi, à l’analyse biochimique on constate une majorité de molécules issues de la lavande. Il prend alors ce nom.

Mais des miels aux noms plus génériques existent : miel de montagne, de forêt, de maquis, de garrigue etc. Le terroir influence grandement les caractéristiques du miel et c’est ce qui est mis en valeur à travers ces noms.

Chaque miel aura une couleur différente, mais aussi une texture et un goût variables.

Propriétés thérapeutiques :
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Observons désormais les propriétés thérapeutiques du miel, après avoir fait ce tour d’horizon qui me semblait nécessaire.

Tout d’abord, il convient d’évoquer l’évidence : le miel est sucré. Mais ce n’est pas n’importe quel sucre. Nous l’avons vu lors de la description de sa composition, il y a du fructose et du glucose. Deux glucides directement fractionné par l’abeille.
Ainsi, le miel est nettement mieux assimilable par l’organisme que le sucre blanc. Il permet ainsi d’éviter les fringales.
Sa richesse en oligo-éléments fait du miel un élément à intégrer quotidiennement pour améliorer le métabolisme.

L’une des propriétés phares du miel est sans doute sa capacité à aider à la cicatrisation. En effet, il améliore la synthèse de collagène, ce qui favorise la reconstruction des tissus. De part sa texture et ses composants, il permet de protéger la plaie pour éviter toute infection. Le miel attire également, vers la zone affectée, les cellules aidant à la cicatrisation.
Les scientifiques ont ainsi observé de nombreux cas où des patients présentent une guérison complète et rapide grâce au miel.

Il pourra alors être utilisé sur les petites et moyennes plaies ainsi que sur les brûles de 1er et 2e degrés. Il faudra tout d’abord nettoyer la plaie, puis y appliquer un miel de qualité et protéger le tout avec une gaze. A chaque renouvellement du pansement, la plaie devra être nettoyée.

Mais le miel est bien plus qu’un cicatrisant. En effet, il est également reconnu comme antibactérien.
Premièrement, le miel contient de l’eau oxygénée, oui ! Il est présent naturellement, et est du aux enzymes des abeilles. Ce peroxyde d’hydrogène (c’est son petit nom) tue sans pitié les bactéries.
Cependant, il est thermolabile (détruit par la chaleur), d’où l’importance d’utiliser un miel non chauffé. Mais, sachant que l’activité antibactérienne ne lui est pas totalement due, il faut préciser que, même légèrement chauffé, le miel garde cette propriété.

Il présente également la capacité d’être osmotique. J’explique.
Le miel étant très faiblement humide, appliqué sur une zone infectée, il va absorber l’eau de la zone. Les bactéries qui aiment tant l’eau se retrouveront « asséchées », et finiront par mourir.
Ajoutons que le Ph acide du miel contribue à rendre le terrain inhospitalier pour les bactéries.

Enfin, les flavonoïdes et les acides phénoliques contribuent au caractère antibactérien du miel.

Grâce aux flavonoïdes, le miel est également un excellent antioxydant, pour peu qu’il en contienne en quantité suffisante (donc, un miel foncé). De plus, ces fameuses molécules induisent un effet anti-inflammatoire.

Enfin, le miel se trouve être un antiviral très intéressant mais également antifongique.

On pourra alors utiliser le miel dans la fabrication de sirop. Pour cela, préparez un sirop à base d’eau et de sucre. La cuisson terminée et le sirop refroidi, ajoutez le miel de votre choix.
Il est possible de réaliser des crèmes qui intègreront le miel, pour traiter certaines pathologies cutanées : eczéma, psoriasis, acné, dermatites en tout genre. Ou tout simplement, crèmes cicatrisantes.
Pour ce qui est des soins de la peau, vous pourrez utiliser le miel pour la nourrir et la protéger, mais également pour la réparer.
Vous pouvez consommer le miel directement à la cuillère lors des toux. Et utiliser le miel pur sur la peau, sans aucun problème.

Enfin, ajoutons que le miel est un excellent moyen de consommer per os (voie orale) des huiles essentielles. On parlera alors d’aromiel lorsqu’on les mélangera au miel.

Petite information concernant les allergies aux pollens. Un ou deux mois avant la saison, faites une cure de miel. Chaque jour, prenez une à deux cuillère de miel local. C’est important qu’il soit local, car il contient les pollens de votre environnement.
Cette pratique pourrait contribuer à vous désensibiliser au pollen, et ainsi réduire durablement votre allergie.

Précautions:

Il est à noter que les enfants de moins d’un an ne doivent jamais manger de miel.
Les femmes enceintes pourront consommer du miel sans problème, sauf en cas de pathologie gastrique. Elles devront également éviter les miels riches en phénols tels que le miel de thym par voie orale.

Tout comme le sucre, les diabétiques doivent éviter de consommer trop de miel.
Mais dans leur alimentation, s’ils doivent choisir, ils préfèreront le miel.

L’Homme au service des abeilles,

Comme nous avons pu le voir à travers ce dossier plutôt long, le miel est un véritable cadeau que nous fait la nature. Depuis le début des temps de l’Homme, il est un des aliments les plus symboliques. Que ce soit pour s’alimenter, se soigner ou simplement prendre soin de soi, il peut nous accompagner au quotidien. Le miel nous interroge également sur le rapport qu’entretient l’Homme avec son environnement. S’il fait trop pression sur la nature, ce sublime et doux nectar ne nous laissera que l’amertume conséquente de nos actes.

Les abeilles sont parfois nommées les « Sentinelles de la Nature ». Qu’est-ce qu’une sentinelle si ce n’est un avertisseur. Pour saisir l’ampleur de notre impact, il suffit d’observer le comportement de nos butineuses. Einstein disait « Si l’abeille disparaissait du globe, l’Homme n’aurait que quatre années à vivre ». Elles qui subissent pollutions et maladies qui en résultent, il nous faut absolument les protéger, non pas uniquement pour profiter du miel qui est fruit de leur travail, mais également pour préserver notre environnement sans lequel nous ne pouvons vivre.

L’Apothicaire.

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Sources:

– Clémence Hoyet, Le miel: de la source à la thérapeutique, Thèse, Nancy I, 2005.
– Sylvie Girard-Lagorce, Le miel, un livre gourmand, éditions Minerva, 2005.
– Élisabeth Andréani, Les secrets du miel. Cuisine – Santé – Maison – etc., Larousse, 2011.
– Henri Clément, Guide des miels. 40 miels à découvrir, éditions Rustica.

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