Michel Dubray – Guide des contre-indications des principales plantes médicinales

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Me revoilà avec un nouvel article, cette fois concernant un ouvrage que je trouve fondamental dans la pratique de l’herboristerie. Vous le verrez au fil de l’article, ce livre est utile sur bien des points d’autant qu’il doit être un des seuls dans sa spécialité.
Comme le titre l’indique, il s’agit du Guide des contre-indications des principales plantes médicinales, écrit par Michel Dubray.

Cet ouvrage fait 347 pages, il est édité chez l’éditeur Lucien Souny, que je ne connaissais pas dans la littérature bien-être et médecine naturelle. Je l’ai acquis pour la modique somme de 19€.

Observons la table des matières, pour nous donner une première idée du livre :

  • Introduction (p7)
  • Glossaire et lexique (p11)
  • Abréviations (p14)
  • Abréviations des auteurs de taxonomie végétale (p15)
  • Les effets dus aux principes actifs ou la toxicité des plantes
  • selon leurs composés biochimiques (p21)
  • Doses journalières minimum active (DJMA) (p29)
  • Monographie de 357 plantes (p33 à p297)
  • Plantes à utiliser sous contrôle d’un phytothérapeute et/ouavec prudence, voir même à éviter, en cas de (p299 à p310)
  • Toxicité par organes des plantes (p311 à 313)
  • Liste des plantes à visée hormonales qui devaient êtresprises en compte en cas de grossesse, d’allaitement, ainsi qu’en cas de traitement contenant des hormones (p315 à p319)
  • Notes (p319)

Un petit mot sur l’auteur :

Michel Dubray est diplômé d’herboristerie. Diplôme obtenue auprès de la Communauté française de Belgique. Il est également nutrithérapeute : diplôme obtenue auprès de l’école de médecine naturelle et d’ethnomédecine de Paris.

Pourquoi ce livre ?

Michel Dubray nous indique qu’il souhaitait écrire ce livre car l’engouement pour les plantes médicinales est croissant, ainsi, il lui paraissait nécessaire d’apporter des éléments de cadrage, évitant les problèmes conséquents à une mauvaise utilisation des plantes.

De plus, cet engouement ne se fait pas parallèlement à un abandon des médicaments allopathiques que propose la médecine conventionnelle. De fait, les plantes sont utilisées de concert avec ces médicaments : il est nécessaire de faire le point sur les interactions possibles.

midub2A qui se destine le livre ?

A tout le monde, et c’est là sa force. L’auteur explique préalablement ce qui peut paraître hermétique à un profane, tels que les doses journalières minimum actives, ou encore une terminologie médicale. De même qu’il réalise un bref rappel des abréviations utilisées. On peut citer le centigramme (cg), l’espèce (sp), la teinture mère (TM) etc.

Point important également, il décrits quelques molécules responsables de la toxicité de certaines plantes.

La dose journalière minimum active : c’est-à-dire, la dose la plus faible pour qu’une plante puisse être efficace dans l’organisme. Il indique que cette dose vaut pour les poudres de plante sèche, et qu’ils ne sont pas à prendre pour dosages universels. En effet, selon la pathologie à traiter, la constitution d’une personne ou autre, les dosages devront varier.

Concernant les monographies des plantes, il suit une organisation précise, à savoir :

Le nom commun de la plante, son nom latin et sa famille.
La partie de la plante utilisée.
Les constituants notoires.
La dose journalière minimum active (DJMA).
Les préparations (dosages selon teintures, tisanes etc.).
Les contre-indications s’il y en a.
Les effets non désirés.
Les mises en garde s’il y a lieu d’en faire.

La plupart des remarques sont bien expliquées et assez claires, ce qui facilite l’usage du livre. Les lecteurs ne se perdent pas dans les flots d’informations, et ce grâce à cette organisation.

Avantages et limites de l’ouvrage :

Le livre est une mine d’or : il aborde 357 plantes ! Il y a de quoi faire !
Les plantes les plus couramment utilisées dans l’herboristerie sont présentes, de même que celles présentant un danger reconnu (ex : if) : il n’en fait pas l’impasse.

L’ouvrage à l’avantage de présenter les monographies de manière claire et détaillée. L’auteur ne se perd pas dans les propriétés thérapeutiques des plantes, car ce n’est pas le sujet.
Ces propriétés sont accessibles à travers d’autres livres. Ici, il ne fait que décrire les éventuelles précautions à prendre selon telle ou telle plante.

Ce qui est intéressant, c’est qu’en fin d’ouvrage, il récapitule les plantes qu’il faut éviter selon telle ou telle pathologie. Par exemple, en cas de maladie auto-immune, il cite la bourdaine et l’échinacée comme plantes à éviter. De même qu’en cas d’œdèmes il conseille d’éviter l’absinthe ou le chiendent.

Chose appréciable également, il classe en fin d’ouvrage, les plantes toxiques selon leurs organes. Cela est intéressant lorsqu’on sait que certaines plantes ne présentent une toxicité que sur une partie d’elle-même.

Autrement, je ne vois pas beaucoup de points négatifs… peut-être un. Il n’aborde pas vraiment les huiles essentielles, il ne faut donc surtout pas prendre les dosages recommandés dans ce livres comme valables pour elles.

Alors ?

Alors je conseille ce livre à tout le monde ! Principalement à ceux qui utilisent régulièrement les plantes médicinales, de surcroît non transformées.

Celles et ceux qui utilisent les plantes médicinales transformées et achetées en pharmacies, parapharmacies ou boutiques bio obtiennent souvent des compléments alimentaires où les dosages recommandés sont affichés, de même que le vendeur pourra toujours vous conseiller. Mais il peut toujours vous être utile, surtout si vous suivez un traitement particulier.

Mais lorsque l’on a des plantes « brutes » chez soi et qu’on souhaite les utiliser, les transformer, ce livre est une aide précieuse. Il est également intéressant pour les thérapeutes souhaitant prescrire des plantes médicinales mais ne sachant pas indiquer quels dosages.

Ce livre fait encore figure de pièce rare dans la littérature qui vulgarise l’herboristerie. Trop peu d’auteurs indiquent les dosages recommandés pour qu’une plante puisse commencer à avoir un effet physiologique, ce qui peut amener certains à mal doser et à ne pas voir de changement dans leur état. Ici, je pense alors que l’ouvrage est indispensable !

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L’Apothicaire.

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2 commentaires pour Michel Dubray – Guide des contre-indications des principales plantes médicinales

  1. riri dit :

    Merci pour les explications trés utiles

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